Infographie : 10 entreprises qui ont joué avec le feu et perdu contre Google

Si positionner son site web dans les premiers résultats de Google est, pour une entreprise, l’assurance d’une incroyable vitrine, la compétition pour y parvenir est aujourd’hui plus rude que jamais. Certaines d’entres elles n’hésitent d’ailleurs pas à dépenser des sommes faramineuses dans cet unique but. Mais lorsque les méthodes dites loyales ne suffisent pas, la tentation est parfois forte de déroger à la ligne directrice de Google… Digital Third Coast, une agence de référencement implantée à Chicago, nous remémore, par le biais d’une infographie, 10 grandes entreprises s’étant risquées au jeu de la tricherie avant de s’en mordre les doigts.  

Si certaines entreprises parviennent à passer entre les mailles du filet, celles qui se font prendre regrettent vivement de s’être aventurées en eaux troubles au vu des pénalités infligées. Retraçons ensemble 10 cas pratiques ayant, à l’époque, fait grand bruit :

The Washington Post

Le Washington Post est un quotidien américain fondé en 1877 dont la réputation n’est plus à faire. En 2007, ce journal a pourtant fait parler de lui pour une sombre affaire de vente de liens. Or, nous le savons, échanger des liens contre de l’argent, un service ou un bien gratuit est formellement interdit par Google. En guise de pénalité, The Washington Post s’est vu rétrograder son Page Rank de 7 à 5. Des mois auront été nécessaires avant de recouvrer une situation normale.

WordPress

Le CMS connu de tous qu’est WordPress a, en 2005, lui aussi subi les foudres du géant californien à cause de la création de pages satellites (ou Doorway Pages). WordPress avait silencieusement hébergé près de 168.000 articles relatant de mots-clés concurrentiels écrits par des tierces personnes en échange d’un forfait. Si une telle pénalité leur était attribuée aujourd’hui, WordPress ferait face à une perte sèche de 10,08M de visiteurs… en seulement 2 jours!

BBC

La célèbre société de radio et de télévision britannique s’est elle aussi risquée à certaines pratiques douteuses… Il y a 3 ans, de lourdes pénalités lui ont été appliquées en raison de l’utilisation de liens décrits par Google comme étant artificiels et trompeurs.

BMW

Le marque automobile allemande qu’est BMW est également sortie des sentiers battus il y a 10 années d’ici. Pour chaque recherche émise à partir des mots-clés « voiture d’occasion », une redirection était réalisée au profit du site de la marque. Une manipulation des résultats de recherche (par cloaking) qui aura eu pour conséquence une désindexation de l’ensemble des pages de BMW durant 3 jours.

Mozilla

Le navigateur web Mozilla fut poursuivit en 2013 en raison d’une quantité trop importante de spam (12MB) provenant de 21.169 commentaires d’utilisateurs différents. Si ce type d’action devait se reproduire aujourd’hui, Mozilla perdrait environ 1,25M de visiteurs en une seule journée.

Genius

Genius, anciennement Rap Genius, est un site américain lancé en 2009 visant à recenser de multiples paroles de chansons de rap dans le but de les expliquer. Si le but de Genius est louable, ce dernier fut pénalisé en décembre 2013 pour avoir proposé à de nombreux blogueurs des liens en échange d’un apport de trafic. En conséquence, le Page Rank du site a été réduit et ce dernier est disparu de Google durant 10 longues journées.

Ebay

Début 2014, Ebay s’est également fait taper sur les doigts par Google. Pour quelle raison? On l’ignore. Ni Google ni Ebay n’a désiré s’exprimé à ce sujet. Mystère…

Overstock.com

L’entreprise de commerce en ligne, overstock.com, s’est vue pénalisée deux mois durant pour avoir manipulé l’algorithme de Google. Cette dernière proposait des remises sur certains produits aux écoles en échange de liens…

JCPenney

La chaîne de magasin JCPenney s’est positionnée du jour au lendemain sur des mots-clés concurrentiels tels que « robes » ou « bagage Samsonite » grâce à des liens payants. JCPenney a déclaré ne pas avoir été au courant de ces pratiques et s’est empressée de couper court au partenariat entretenu avec leur société de référencement. De nombreuses pages ont été affectées et ce, durant 2 mois.

The Home Depot

The Home Depot est une entreprise de distribution américaine spécialisée dans l’équipement de la maison. En 2012, Google s’est aperçu que cette dernière demandait à ses fournisseurs des liens cachés, une pratique non tolérée par le géant des moteurs de recherche.

Nous vous le rappelons fréquemment: si les pratiques douteuses ont de quoi séduire, elles sont toutefois très risquées. Il convient donc de rester droit dans ses bottes afin d’éviter toute pénalité.

Infographie : 10 entreprises qui ont joué avec le feu et perdu contre Google

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3 Comments

  • Christian MÉLINERépondre

    Il semble manquer le site de Google Chrome qui, de mémoire, a eu, il y a 3 ou 4 ans, une sale histoire de liens factices, comme quoi…

  • JulienRépondre

    @Christian : le cas dont tu parles (Google Chrome) est bien épinglé dans l’infographie.

    De toutes façons, le pire c’est quand Google place ses propres sites/services en avant dans les pages de résultats de son moteur de recherche. Et là, Google ne se pénalise pas !

  • Christian MÉLINERépondre

    @julien
    Dans l’infographie, mais pas dans l’article.
    On est d’accord pour les guirlandes de Noël…

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